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10/07/2017

Maggie Daems expose à la Galerie d'Oc du 6 juillet au 27 juillet 2017

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Maggie Daems peint comme d’autres respirent, se nourrissent ou vivent. Direct prolongement de son âme créatrice, sa main trace sur le papier d’inlassables entrelacs de lignes, au gré des impulsions qui viennent du plus profond d’elle-même, comme les vagues s’échouent sur une grève déserte, les unes après les autres. Si elle sait où son trait commence, elle ne sait jamais où il va mourir, car ce n’est pas elle qui décide où le crayon, le stylo ou le fusain s’arrêtera dans le chemin qu’il se fraie sur le blanc de la feuille. Mais les lignes aussi ont leur vie propre, puisqu’elles s’organisent en silhouettes anthropomorphes ou en étranges animaux. Ces personnages bizarres, qui créent un univers parallèle, sont le plus souvent des visages et des mains. Faces grimaçantes, tristes ou gaies, aux grands yeux qui s’ouvrent sur l’univers, tout ébahis de leur si prompte naissance. Regards étonnés qui se croisent, se rejettent ou se cherchent, semblant parfois désirer une issue hors du dessin qui peine à les contenir. Au mouvement des yeux viennent se mêler les arabesques de mains gigantesques, aux doigts écartés. Jamais un poing ne vient défaire cette harmonie. Le geste est fluide, sinueux, les paumes ouvertes, prêtes à recevoir ou à donner, dans un langage muet dont il faut décrypter le mystérieux vocabulaire.

Séparés en entités définies, il arrive souvent que ces personnages s’unissent, créant une fusion primordiale de la matière et de l’âme. Les figures deviennent alors multiples, à plusieurs têtes, étirant à l’infini leurs mains serpentines.
Comme dans les histoires pour les petits, la peur est brutale, originelle. La peur de l’existence, ou de la non-existence. Mais tel un conte de fées, la crainte est racontée dans un langage où le tragique ne peut s’empêcher d’oublier que le rire est son contrepoids. L’un dans l’autre, ils deviennent musique, où s’alterneraient le mode mineur et le mode majeur. Derrière un regard effrayé, la sérénité n’est jamais très loin, tandis que les moues tristes se perdent très vite dans le flot des sourires.
Par peur du vide peut-être ou à cause de sa créativité si débordante, Maggie Daems ne laisse pas de néant dans ses compositions. Cependant, les fonds ne se limitent pas à un remplissage de l’espace entre les personnages. Ils créent une atmosphère, soulignent une courbe, animent ces univers en se parsemant de petits motifs décoratifs, créent parfois un cadre qui retient les figures à l’intérieur du dessin.
La couleur est ici une forme de langage où les teintes sont autant de signaux qui se répondent, qu’elles soient éclatantes comme la lumière d’été ou monochromes comme une céramique précolombienne. Chacune a sa place, participant à l’équilibre de la composition. Fascinant par tant de vie fourmillante, le monde de Maggie Daems est déconcertant par la richesse des infinies variations sur un même thème sans qu’il n’y ait jamais répétition. Qu’on s’y arrête un instant et on se retrouve déjà inévitablement à suivre le trait que l’artiste a dessiné sur le papier, et à se perdre dans les méandres de cette ligne qui ressemble à celle de la vie./Nicole Kunz (ferme de la chapelle - 2008)

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05/04/2015

Jean-Pierre Loeffler expose à la Galerie D'Oc de Lespignan jusqu'au 30 Avril2015

Ma démarche, je la définirai, comme un hymne à la joie, où le bonheur, l’humour, et le plaisir de vivre en seraient les maîtres mots.

Mes personnages dansent, mangent, boivent, s’amusent, rigolent. Ils ne s’en privent pas, bien au contraire, à deux doigts de faire de l’art, une grosse farce.

Comme s’il s’agissait d’un pied-de-nez face à la morosité.

Je n’irai pas par quatre chemins pour vous dire, que je m’amuse moi aussi, avant tout, mélangeant le sérieux au dérisoire.

Parfois comme par enchantement des animaux s’introduisent dans mes tableaux. Ils participent aux fêtes et aux réjouissances en s’unissant intimement à nos vies et à nos espérances.

C’est pour toutes ces raisons que je peins.

JP-LOEFFLER.

Tout petit, déjà, la peinture était pour lui un plaisir, une façon de traduire ses émotions. Son parrain remarque alors son talent. Il lui donnera l’envie d’aller plus loin et vers ses 16 ans Jean-Pierre se mettra à peindre régulièrement par passion.

Il rencontrera des artistes parisiens, des professeurs, des « penseurs »… Il évoluera dans la rue du Pot de Fer, à Paris, et sera poussé pour s’inscrire aux Beaux-Arts.  Pourtant, un peu anticonformiste, il préfèrera passer d’ateliers en ateliers que de suivre un cursus normal. Pour vivre il trouvera un emploi puis un métier, mais la peinture ne devait plus le quitter.

Né en 1947, maintenant à la retraite, il y consacre pas mal de temps mais profite aussi de tout ce que la vie peut lui offrir.

C’est dans ce sens qu’il s’est plusieurs fois engagé contre la morosité, contre la violence, préférant le bonheur et la vie, des éléments que l’on retrouve dans ses toiles. Publié dansCulture,

 

 

 EXPOSITIONS

GALERIE AKKA (BEZIERS) 1985

GALERIE SINGULIERE (SETE) 1988

GALERIE ACTE 4 (MONTPELLIER) 1991

DOMAINE SAINT-MATHIEU (BESSAN) 1998

LA MEDIATHEQUE (PEZENAS)2001

CONSEIL GENERAL DE L’HERAULT (SETE) 2002

PALAIS DES CONGRES (CAP D’AGDE) 2004

GALERIE THIERRY VEAUX (ISLE sur la SORGUE) 2009

St-ART. FOIRE européenne d’art contemporain

PARC des EXPOSITIONS, STRASBOURG, WACKEN 2009

GALERIE ANNE CROS (PEZENAS) 2011

GALERIE FEILLE (PEZENAS) 2011

 

FIEST’A A SETE 2012 (Théâtre de la Mer)

MEDIATHEQUE (PEZENAS) 2012

POUSSAN (Foyer des Campagnes) 2013

Hôtel des Barons de Lacoste (PEZENAS) 2014 Mirondela dels Arts

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

01/04/2014

Carole Périquet "Pépètacaroles" expose le 10 avril 2014 à la Galerie D'Oc

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Carole Perriquet

Les Pépèteacarol

Tel : 06.79.12.79.50

Autodidacte  depuis maintenant plus de 20 ans, mais finalement de toujours….

J’ai commencé par la peinture sur porcelaine étant attirée par le blanc intacte des pièces émaillées. J’ai donc peint durant une dizaine d’années. Puis, l’envie de tourner l’argile, de la modeler s’est imposée, alors je m’y suis engouffrée avec passion. Mais je devais faire des pièces relativement petites pour la cuisson, dans mon four céramique, c’est alors que je suis  « passée » tout naturellement au papier.

Plus de limite dans les grosseurs, les grandeurs alliant aussi les couleurs, je peux dire aujourd’hui que j’aborde mon travail de papier comme une sculpture, et que je décore ces sculptures comme autrefois je peignais la porcelaine…

Mon travail est fait de papier- de grillage – de fil de fer – de carton et de soleil ‘pour le séchage).

Tout ce qui peut être récupéré.

J’aime cette idée de récupération, elle me permet de flâner, de mieux voir, de rêver.

J’aborde mon travail de papier comme une sculpture.

Dès que l’armature, la structure, le squelette est esquissé vient le moment du papier encollé, déchiré, assemblé et des personnages prennent forme au gré de mes envies, de mes humeurs du jour ou de la nuit, et de leur propre qualité et résistance. Des couches et des couches de papier s’accumulent.

Puis, c’est au soleil d’agir.

C’est l’été que « l’accouchement » est le plus important (quelques heures suffisent au séchage). L’hiver, ces personnages resteront ainsi 3 à 4 jours près du radiateur.

C’est un travail de patience, de longue haleine, mais c’est toujours un travail instantané, réalisé dans l’urgence, un mouvement d’un coup figé et pourtant c »est chaque fois quelque chose de nouveau qui prend  forme.

Viens ensuite la finition : le collage, la couleur, la peinture c’est selon.

Avec 6 à 7 couches de vernis, ces pépètes traversent le temps insouciantes, tout en légèreté.

Et parfois il m’arrive de ne plus faire la différence entre elle et moi….

Au point de ne plus savoir qui créée qui ? Crique craque!

Une nouvelle pépète existe !

 

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