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10/08/2013

Sabine Bourdet et Magalie Darsouze exposent à la Galerie D'Oc de Lespignan du 23 Août au 19 Septembre 2013

 

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Sabine Bourdet

et

Magalie Darsouze

Démarche artistique

 

Interroger la relation de l’art avec le public sur un mode  dialogique plastique. Je m’intéresse aux réalisations hybrides  questionnant la réception de l’œuvre, la place/le rôle de l’artiste et du public dans l’art actuel et dans la société.
A partir de récoltes photographiques je construis des images archétypes/stéréotypes. Travaillées numériquement (retouches, photomontages) et redessinées telles des logotypes (dessins à la palette graphique, vectorisations) je les transpose ensuite sur toile. Comme un enregistrement du banal et du populaire le mouvement des images est mis sur pause pour les rendre statiques et anonymes. Elles témoignent et s’inspirent de scènes urbaines, géographiques, affectives et sociales. C’est une référence aux jeux enfantins, univers proche de l’idéal (codes du coloriage, points à relier, jeux d’erreurs), aux images quotidiennes, d’actualité, aux photos personnelles et issues d’Internet, d’éléments marquants sur le plan privé et public.
Ces images sont laissées inachevées et sont le début d’une possible collaboration avec le public. En les laissant en suspens je m’échappe de l’enclos d’une fin pour être dans une perpétuelle remise en question du processus en cours. Ainsi je suggère l’infini des possibles au spectateur et lui pose la question du dénouement.
Par la mise en place de dispositifs participatifs dans des contextes différents (lieux d’expositions, collectifs d’artistes, centres sociaux, bibliothèques, associations…), elles deviennent des images collaboratives. Le spectateur est invité à jouer avec moi, avec différentes contraintes, à imaginer la suite pour devenir (ou pas) porteur d’un nouveau geste. En partageant mon travail je tente de créer des espaces intermédiaires d’échanges de singularité, d’établir une relation de proximité avec le spectateur, une intimité partagée qui se tisse autour d’une image, « inscrire l’œuvre dans une expérience. » (John Dewey).
Il s’agit de bouleverser le statut du spectateur face à celui de l’artiste, d’interroger et franchir la distance entre le public et l’œuvre, entre celui qui regarde, active un procédé et la production réalisée : le spectateur co-créateur.

 

PEINTURES

Des peintures inachevées,
l’imaginaire des possibles.
Des représentations mentales,
questionner les devenirs.

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